2006- Lomé

2007- Abidjan

2008- Libreville

2009- Yamoussoukro

2010- Abidjan

2011-Afrique du sud

2012-Abidjan

2013-Burkina Faso

2014-Burkina Faso

2015- Sénégal

2016- Paris

2017-Casablanca

2018-Maroc-ifrane

2019-Kigali-Rwanda

2020-Kigali-Rwanda

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PRIX AFRICAIN DU DEVELOPPEMENT

La question du développement de l’Afrique se pose plus que jamais avec acuité au moment
où l’on entame la deuxième décennie du troisième millénaire. À ce stade de la marche
historique de l’humanité, notre continent continue comme par le passé de pointer à la
dernière place des peuples. Il demeure toujours le terrain d’expression par excellence des
guerres civiles (désormais compliquées par le djihadisme), des violences politiques, des
épidémies avec la résurgence du virus d’Ebola, des famines, de l’analphabétisme, etc.
Certes depuis quelques années maintenant, les institutions internationales, notamment le
FMI, annoncent une situation en constante amélioration en Afrique avec un taux de
croissance global au-dessus de 5%. C’est un bel indicateur. Mais notre joie en est-elle pour
autant parfaite ?
Ce taux de croissance économique élevé a beau donner du baume au moral, il reste que
dans la pratique, il ne se traduit toujours pas en un essor économique et social pour les
populations : le niveau de vie toujours dérisoire et la pauvreté omniprésence demeurent
encore la chose la mieux partagée dans la quasi-totalité des pays africains. La croissance ne
reste appréciable qu’au niveau macroéconomique, quand les sempiternels maux qui ont
toujours fait la mauvaise réputation de l’Afrique demeurent ! La terrible épidémie du virus
d’Ebola qui frappe plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine qui sont incapables de la
vaincre, nous a brutalement rappelé toute la précarité de la situation globale de notre
continent!
Cette triste réalité, qu’étaient en train de nous voiler tous ces discours et projections sur la
croissance économique, doit aujourd’hui plus qu’hier décider chaque Africain à une prise de
conscience autour de la question du développement de nos pays : chacun de nous, en tant
qu’individu, doit se l’approprier et non plus la laisser aux seules mains de nos décideurs
politiques. Félix Houphouët-Boigny, père fondateur et grand bâtisseur de la Côte d’Ivoire
moderne, lançait cette mémorable exhortation aux filles et fils de ce pays quant à leur devoir
suprême d’œuvrer à son développement multiforme : « Il est temps, grand temps que
chaque ivoirienne et Ivoirien s’interroge : ‘’ai-je fait, bien fait pour mon pays ce que je
dois ?’’ » .

Cette exhortation, au regard du retard qu’accusent nos pays sur l’échelle du développement,
interroge de façon prégnante toute l’Afrique. Au moment où, sous l’impulsion de nos
dirigeants politiques, nos peuples sont engagés dans la marche vers l’émergence de nos
pays, c’est le lieu pour chaque Africain de s’interroger sur sa contribution effective et sa
contribution possible à l’indispensable effort commun dans cette phase cruciale de notre
marche historique.
Heureusement, certains d’entre nous, braves, fiers et dignes filles et fils de l’Afrique, par
leurs visions et leurs œuvres quotidiennes dans les domaines des sciences, des technologies,
de l’économie, de l’administration publique, de l’éducation, de la culture, des sports, des

œuvres sociales, de la recherche de la paix et de la promotion de la cohésion sociale, etc.
nous montrent grandement la voie à suivre. Par leur ardeur au travail, leur créativité, leur
esprit d’entreprise, leur don de soi, etc. ils impactent si puissamment nos sociétés dans le
sens positif et noble, qu’à eux seuls, ils constituent de puissants moteurs de progrès pour
nos pays. « Et si chaque Africain, interrogeons-nous alors, se sacrifiait à bâtir une œuvre
semblable aux leurs ?» Nous aurions alors trouvé-là la clé du développement de l’Afrique !
Parce que mises ensemble les unes et les autres, ces œuvres impacteraient encore plus
puissamment nos pays et boosteraient notablement leur progression sur l’échelle du
développement.
C’est pourquoi, la Fondation 225 a fait de l’une de ses missions principales la promotion des
œuvres de ces femmes et de ces hommes comme des modèles d’action de développement.
Pour que chaque Africain se les approprie et que l’émulation ainsi créée, multiplie ces
initiatives à l’échelle de chaque pays et, in extenso, de l’ensemble du continent africain.
Pour mieux mettre sous les feux de rampe cette promotion des actions de développement,
la Fondation 225 s’est allié au Groupe Safam Com International basé à Abidjan,le ciiectif des
journalistes pour la paix et le maintien de la democratie et d’autres structures poursuivant le
même but d’une Afrique qui s’envole vers le développement par l’implication première des
Africains eux-mêmes, pour créer le PRIX AFRICAIN DE DEVELOPPEMENT ( PADEV).
C’est à cette distinction, créée en 2006, et dont la première édition a eu lieu en 2007 à
l’Hôtel du 6-Février à Lomé au Togo, que nous consacrons ce site Internet.
Que les œuvres de ces femmes et de ces hommes, par leur qualité, permettent à leurs pays
respectifs de faire un pas significatif en avant sur la voie du développement et en inspirent
surtout de très nombreuses autres !
Bien à vous, sœurs et frères Africains.
KOFFI KOUADIO/Mr
Président exécutif de la
Fondation 225