A PROPOS

DE COLLABORER, LA PIERRE DEVIENT TEMPLE...


 Comment faire d’une réalité le rêve d’une Afrique développée et prospère ? Comment
conjurer les maux que sont les guerres civiles, la violence politique, la famine, les
épidémies, l’analphabétisme, la pauvreté, etc. qui donnent à ce continent cette identité
si peu valorisante, pour en faire une terre qui fait la fierté de ses fils et filles ?

Ces questions d’une prégnante actualité, et surtout les réponses à leur apporter, ont
donné lieu à maintes réflexions et actions depuis les indépendances. Mais alors,
comment expliquer qu’après 50 ans, le désert politique, économique, social, sanitaire,
éducationnel, etc. aie gagné autant de terrain dans tous les pays du continent ?

Il est vrai que le modèle de gestion autocratique et patrimonial de l’Etat qui prévaut
dans la plupart de ces  pays est à pointer en premier sur l’échelle des responsabilités.
Mais comment nier que leurs capacités, en termes de ressources et de production, à
amortir puis à gérer victorieusement de tels maux, soient largement en deçà de leur
ampleur ? Que faire alors face aux effets conjugués de ces facteurs d’ordre humain et
naturel?

Le Burkina Faso n’est pas en-dehors de cette réalité de fatalité ; il en est même l’un
des archétypes les plus frappants. Dans ce pays non plus le schéma cinquantenaire des
solutions verticales n’aura suffi. C’est face à ce constat que nous avons décidé de
porter sur les fonts baptismaux la FONDATION 225.

Cette structure est née de notre vœu de l’appropriation par notre pays (classe
dirigeante et classe dirigée) d’un schéma universellement éprouvé : l’horizontalité
dans la quête des solutions. Comme ailleurs, en Afrique non plus la société civile (et
les populations) ne doit abandonner la lutte contre les maux de cette terre aux mains
du seul politique. La faiblesse avérée des Etats partout sur le continent doit plus que
jamais l’y décider. Elle doit même arracher au politique la nécessité de cette
collaboration si l’on veut effectivement sortir de l’engrenage cinquantenaire de
l’improductivité.

Telle était la conviction d’Antoine de Saint-Exupéry. « La pierre, seule, n’a d’autre
destin que d’être pierre. Mais de collaborer, elle s’unit et devient temple », conseillait-
il. La lutte pour l’essor de l’Afrique est impérativement à entreprendre à la lumière
d’un tel schéma : engager le politique et la société civile dans une collaboration
fructueuse.

La FONDATION 225 qui s’est donné pour domaines d’activité la promotion de la
santé, de l’éducation, la lutte contre la pauvreté, la protection de l’environnement,
mais aussi la promotion de l’excellence dans tous les secteurs d’activité, a justement
été créée pour donner un contenu concret à une telle collaboration. D’abord au
Burkina Faso, puis dans toute l’Afrique vers laquelle elle est résolument tournée.
 Quoique jeune, la FONDATION 225 a déjà posé de nombreuses actions dont le
caractère d’utilité générale est unanimement reconnu. Comme l’expression d’une
implication plus que jamais affirmée de tous, initiatives publiques et privées, dans le
combat pour une Afrique développée. Si un tel schéma a notablement contribué à

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l’essor des grandes nations d’aujourd’hui de par le monde, nous ne devons plus
continuer d’en priver notre si chère Afrique !

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